Vous avez dit « mannequin internationale » ?

Hello Léa, contente de te retrouver aujourd’hui ! Sans plus tarder, peux-tu nous dire qui se cache derrière le compte Instagram @lea_crbx ?
Hey ! Je m’appelle Léa Corbeaux, j’ai 27 ans et j’habite en région Parisienne.


Comment as-tu atterri dans le monde du mannequinat ?
Un peu par hasard à vrai dire (rires). J’avais fait quelques collaborations photo à la fin du lycée mais j’étais en train de terminer ma première année de Master quand une marque m’a contacté pour participer à leur casting sauvage via Instagram ! Suite à ça j’ai été sélectionné pour être leur égérie pendant un an, c’était une belle opportunité.


As-tu une icône, THE mannequin qui t’a inspiré ou t’inspire au quotidien ?
Pas vraiment ! Bien entendu je trouve que les mannequins telle que Bella Hadid qui usent de leur notoriété et de la plateforme pour défendre des causes sont très inspirantes mais au quotidien j’essaie de ne pas vivre « comme une mannequin ». La ligne entre s’inspirer et se comparer dans ce milieu reste étroite. Pour moi « être mannequin » ce n’est pas mon mode de vie. C’est mon métier.


La question qu’on se pose toute : quelle est la journée type d’un mannequin ?
Ça dépend des jours ! Parfois c’est courir les rues de Paris pour se rendre à des castings, ou apprendre via un mail en pleine après-midi qu’on est validé pour un job le lendemain.
Le métier fait qu’il n ‘y pas vraiment de journée type finalement, il faut s’adapter !
Personnellement, les jours où je ne travaille pas, j’aime rester chez moi. On rencontre parfois beaucoup de nouvelles personnes en très peu de temps, alors c’est important de pouvoir recharger sa « batterie sociale » si comme moi on en a une.


On lit souvent que les critères pour les femmes sont de 1m72 pour 55kg. Toi
qui mesure 1m70, est-ce vrai que tu as moins d’opportunités ?

A force de discuter avec les gens, je pense que beaucoup s’imaginent que le mannequinat c’est les défilés, la fashion week, et travailler pour des marques de luxe. Aujourd’hui le métier s’est beaucoup « démocratisé ». Il y a certes les mannequins de plus d’1m75 qui défilent mais il y a aussi les mannequins dits « commercials » dont je fais partie où les proportions du corps sont plus importantes que la taille en elle-même finalement ! Alors je ne dirai pas que j’ai moins d’opportunités mais simplement des opportunités différentes, même
si la taille reste un critère important pour les agences.


Tu as des shootings toutes les semaines ? Quel est le rythme pour une
mannequin de ton âge et de ta corpulence ?

Ça dépend, il y a des périodes creuses et d’autres non, parfois il peut se passer 2/3 semaines sans que je travaille et à la fin du mois j’ai 4 jobs qui tombent en même temps, mais ce sont les aléas du métier ! On ne peut pas faire de généralisation, car même si nous avons le même âge et la même corpulence, on reste unique ! Ce sont nos expressions, notre professionnalisme et notre expérience qui priment je pense. De plus en plus de marques veulent des personnalités, et pas juste des mensurations.


Tu dois tout le temps “être en forme”, as-tu un régime alimentaire particulier ?
J’ai la chance d’avoir un bon métabolisme et d’avoir pu manger équilibré depuis toujours donc je n’ai pas de régime particulier ! Manger sainement et faire un peu de sport me suffit.


Est-ce vrai que c’est un métier bouché où tout le monde se marche dessus ?
J’ai tendance à dire « qu’il y a mangé pour tout le monde » ! Personnellement je n’ai jamais ressenti une concurrence particulière car encore une fois je pense que tout le monde est unique. C’est un peu cliché, mais ça reste vrai, tu peux faire un casting avec 60 filles brunes aux yeux marrons comme moi, mais chacune dégagera quelque chose de différent, c’est ce qui rend le métier intéressant ! Bien sûr, il y a des femmes (et des hommes) « star » que l’on a l’impression de voir partout, mais ça ne veut pas dire que les autres ne font rien.


Raconte nous ta première expérience en tant que mannequin !
Décembre 2017, après avoir été sélectionné par cette fameuse marque, on m’annonce que l’on part une semaine à Los Angeles pour shooter la nouvelle campagne, qui va être affichée dans plus de 300 magasins ! J’étais à la fois surexcitée et très impressionnée. Il a fallu gérer le décalage horaire, et j’appréhendais le fonctionnement d’un shooting mais la volonté de bien faire était là et toute l’équipe était top ! J’en garde un super souvenir.


Arrives tu à vivre pleinement et surtout décemment avec uniquement ce métier ?
Depuis 2019 je suis mannequin à temps plein, les années se suivent et ne se ressemblent jamais (la période COVID a été compliqué) même s’il faut anticiper les mois où l’on gagne moins je n’ai pas à me plaindre. J’arrive à en vivre correctement depuis 4 ans oui.


En plus d’être mannequin, tu as quasiment 12 000 followers sur Instagram. Te considères tu aussi comme créatrice de contenu/influenceuse ?
Influenceuse non, créatrice de contenu parfois, car il m’arrive de travailler avec des marques ou de me voir offrir des produits grâce à ce nombre d’abonnés mais ça reste occasionnel.


Qu’est-ce qui te plait le plus dans ce que tu fais ?
Hormis avoir la chance de ne pas faire des horaires de bureau pour un patron, je dirai tout le processus de création artistique, quand la make-up à le champs libre, que le mood ressemble à tous les gens impliqués ! Souvent sur les jobs, on a pas notre mot à dire sur les vêtements que l’on va porter, sur le make-up, la coiffure, car cela reste à l’appréciation du client et c’est normal alors quand on peut se faire plaisir via des éditos c’est vraiment cool artistiquement parlant.
Aussi, atterrir dans des lieux où je n’aurai jamais pensé mettre les pieds comme Oslo ou Los Angeles!


On a parlé de toute la partie sympa jusqu’ici mais…qu’elle à été ta pire
expérience ! On veut tout savoir !

Le revers de la médaille donc haha ! Et bien il arrive parfois en tant que mannequin d’être totalement déshumanisé par les gens avec qui on travaille ! Certains nous voient comme des cintres avec un sourire ou alors nous ne sommes juste pas considérer, car shooter en maillot de bain alors qu’il fait 10 degrés « fait partie du métier ». Nous sommes jugés sur notre physique alors certains se permettent des réflexions devant toute l’équipe qui peuvent être blessantes comme « oh tu fais du 34, bah faut manger un peu là » ou “oh c’est marrant elle a un corps d’enfant”.
Le métier n’est pas tout rose, et il faut avoir un mental solide ce n’est pas juste « se faire prendre en photo ». Mais bon, je n’ai pas de pire expérience, si ce n’est parfois des conditions climatiques un peu extrêmes haha.


Quel conseil donnerais-tu à une personne désirant devenir mannequin ?
Ne pas croire que c’est un métier « strass et paillettes » car tu déchanteras vite quand on te demandera de te changer dans la rue derrière une porte de voiture haha.
Avoir un mode de vie sain, être patient(e), ne pas accepter tout et n’importe quoi…Mais surtout se lancer, et voir ce que ça donne, personne ne le fera à votre place !


L’anecdote de fin ?
Pas d’anecdotes spéciales, mais je remercie Sophie de m’avoir invitée !

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