La réalité du métier de HMUA – Hair and Make up Artist

Hello girl contente de te revoir ! Comment ça va depuis le temps, les projets !?
Salut ma chère Sophie, plaisir partagé ! Ça va super j’espère que toi aussi.


Trop cool ! Bon alors, pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter s’il te plait ?
Oui sans problème, alors je m’appelle TRAORE Hawa, j’ai 45 ans, j’habite en Ile-de-France et je suis maquilleuse professionnelle depuis Janvier 2021. Soit trois ans déjà !


Comment t’es venu cette passion pour le make up ?
C’est ma passion pour la mode qui m’a tout naturellement conduit vers celle du maquillage. Depuis toute jeune j’ai toujours été une fille “coquette” et très attirée par la mode, d’où mon expérience dans le prêt-à-porter durant 19 ans dans un magasin situé sur l’avenue des Champs Elysées après mon BTS Action Commercial. C’est un mystère pour personne que le maquillage est l’élément indissociable et indispensable de la mode.


Comment as-tu trouvé le courage de te lancer ?
Suite à mon licenciement économique dans la boutique de prêt-à-porter (que je considère comme une superbe opportunité) que le choix de me reconvertir professionnellement dans le domaine du maquillage à été une évidence. J’ai alors suivi une formation de maquilleuse professionnelle dans l’école de maquillage artistique la MAAP – Make-up Art Académie de Paris – située dans le 15ème arrondissement de Paris, pour une durée de 10 mois. J’ai pu à travers cette formation, développer mes facultés et ma créativité par le biais d’une pédagogie adaptée pour les débutantes comme moi. J’y ai reçu un enseignement très complet, j’ai pu aborder de nombreuses techniques transmises par les intervenantes passionnées. Je me suis perfectionnée jour après jour, j’ai également eu l’occasion de réaliser de nombreux stages trouvés entièrement par l’académie m’assurant ainsi un cadre professionnel et très enrichissant à travers la diversité des stages : défilé, shooting, émission TV, théâtre, court métrage…La présence de MAAP sur la scène internationale de la beauté et de la mode m’a permis également d’effectuer des stages sur des grands événements tel que des Fashion-Week à Cannes, Paris et Dubaï notamment, me permettant également de découvrir une nouvelle facette du maquillage et de la mode, dont je suis très passionnée.
Je me suis lancé avec simplicité sans avoir eu de référente “influenceuse”. Je voulais avoir ma propre expérience, mes propres bases dans le métier. Je n’avais même pas de compte Instagram, ni de Snapchat (je me souviens mes camarades de la promotion en rigolaient justement), je voulais me faire ma propre idée de la profession que je m’apprêtais à démarrer. Je n’avais qu’un compte Facebook très peu actif. Les influenceuses et influences, sont arrivées par la suite.


Que représente le make-up pour toi ?
Le make-up représente pour moi tout un univers professionnel. On peut aussi bien être amené à maquiller pour des émissions TV, des défilés de mode, des shootings, des clips, des courts métrages, du maquillage FX (ce que j’ai moins eu l’occasion de faire) sublimer nos futures mariées… C’est vraiment cet aspect de flexibilité qui me plait dans ce métier.


Tu tag souvent “BeShine” sur tes publications. Qu’est-ce que sait ?
BESHINE-PARIS est un institut de beauté situé à Stains. C’est à la fin de ma formation chez la MAAP que j’ai décidé de poursuivre chez BESHINE afin de me perfectionner sur les teints foncés et métisse car l’institut est reconnu internationalement pour son expertise du maquillage sur les peaux foncées et métissées. Chez BESHINE, j’ai continué de poursuivre mon expérience dans le maquillage à travers mes différentes prestations dans l’institut de beauté.
En collaborant avec mon homonyme connu sous le nom de Hawa Sirany Diawara, j’ai pu bénéficier de sa grande notoriété auprès de la diaspora africaine car elle à maquiller bon nombre de stars de notre communauté mais également des grands artistes de la scène du rap français. Mon homonyme est une jeune femme de la génération de mes petites sœurs, nous avons grandies ensemble avec cette relation de grande sœur /petite sœur. Nous avions toujours ces rendez-vous où toutes les générations se retrouvaient pour les mariages, les baptêmes et également pour des enterrements mais c’est la vie qui est ainsi faite. C’est ce lien de grande famille de notre “quartier” qui est la raison naturelle de cette affection pour l’institut de ma petite sœur qui est BESHINE-PARIS, une réussite et une grande fierté pour notre communauté ! Travailler avec BESHINE m’a permis de consolider mes connaissances, d’acquérir encore plus d’expérience. Je m’y sens bien, je m’épanouis avec tous les différents services que propose l’institut (cf à notre grand voyage humanitaire en décembre dernier où nous avons formés gracieusement une équipe de huit jeunes femme dans le besoin afin qu’elles puissent vivre de ce métier en plein développement en Afrique). C’est cet état d’esprit d’entraide, de solidarité, de joie et de bonnes vibes qui fait de l’institut BESHINE-PARIS plus qu’un lieu de beauté, un lieu de bien-être. Il y a de beaux projets en perspective !
J’ai pu affiner mes ambitions. Ça été l’occasion complémentaire pour moi d’élargir mon portefeuille de clientèle que je développe à travers toutes ces expériences professionnelles et que je poste régulièrement.


Il me semble que tu es spécialisée dans les formations, d’où t’es venue cette envie de transmettre ton savoir ?
Oui, chez BESHINE-PARIS, on y dispense des formations “d’auto-maquillage” et de “maquillage professionnel”, Il y a une très forte demande. Partager mon savoir et mon expertise c’est ce que je fais de façon naturelle car j’ai pour habitude de donner des indications sur ce que je fais à mon modèle, j’explique pourquoi et quel produit j’utilise durant ma prestation. Dispenser des formations de maquillage me plait alors je me suis lancée dans cette nouvelle aventure en m’inscrivant dans un centre de formation diplômante pour apprendre le métier de formateur pour adultes (FPA), d’une durée de 6 mois soit 1 jour par semaine. Je suis en plein dedans, c’est la dernière ligne droite car l’examen final est prévu à la fin du mois d’avril.


On te souhaite plein de réussite ! Tu es suivie par plus de 13 000 followers, penses-tu que ça à un impact d’avoir autant d’abonnées ?
Quand tu démarres ton activité c’est pas du tout facile, alors oui avoir un grand nombre de followers est important au début, mettre des # partout c’est ce qui m’a beaucoup aidé, mes collaborations aussi, les différents stages avec l’école de la MAAP m’ont beaucoup aidés dans ma visibilité, à travers mes stories…. Ça attire plus de vues mais en premier lieu c’est la relation que tu créer avec tes partenaires, tes clientes lors de tes prestations qui vont t’apporter plus de client. C’est un milieu très restreint, ou il est compliqué de se faire sa place. Il faut se faire de bons contacts, le bon réseau. Malgré tout, il y a un avantage majeur dans ce métier car c’est un secteur où l’on peut surfer sur les différents aspects que compose ce métier de maquilleuse professionnelle. C’est cette attractivité qui me plait également dans le métier.


Grâce à tous ces abonnés, as-tu souvent des produits make-up offerts par les marques ?
Oui en effet j’ai des produits de make-up offerts par une société @niceworkparis que je tag aussi sur mes posts.


Quelles sont selon toi les trois qualités qu’il faut avoir pour être make up artist ?
Selon moi il faut être passionné pour travailler avec le sourire et rendre ce moment privilégié avec son modèle et l’ensemble de l’équipe qui collabore autour, que ca soit un moment agréable et fun !


Comment choisis-tu le make up que tu vas réaliser quand c’est pour des clips ? En fonction de l’outfit sur le moment ou suivant des directives précises ?
Je m’inspire du/des outfit.s sur le moment, la plupart du temps on me laisse jouer mon inspiration et ma créativité. Après, il arrive parfois qu’il y est une direction artistique à suivre.


Est-ce que le fait de maquiller des gens tous les jours t’as fait agrandir ton amour pour le make-up ou au contraire, à force de le faire, tu n’as pas la même motivation qu’à tes débuts ?
Je ne maquille pas tous les jours, et chaque maquillage est une nouvelle expérience du fait que les visages sont différents, je n’utilise pas les mêmes produits en fonction de la carnation que je maquille et des looks différents que je suis amené à produire. Je ne suis pas encore arrivé à ce stade de démotivation car je m’épanouie dans mon métier, que je rends fun chaque prestation ! Je suis une vraie pipelette, j’aime discuter avec les personnes que je maquille ça détend et ça crée des liens.


Qu’est-ce que tu préfères dans ce que tu fais ?
Tout ! Franchement.


Comment appliques-tu tes tarifs ? La crise du Coronavirus les as t’ils impacté ?
Je m’aligne sur les prix du marché. Les prix diffèrent en fonction des prestations, mais je tiens compte des prix des produits dû à l’inflation. Mais de façon générale je reste sur des prix très abordables.


Quelle est THE personnalité avec qui tu souhaiterais travailler ?
Franchement j’aime maquiller, je n’ai pas de préférence, moi je souhaite simplement vivre de mon métier. Mais s’il faut donner un nom, je dirais ma compatriote Aya. Ca serait cool !


Quels sont les 3 essentiels make-up à avoir dans sa trousse de toilette ?
Un fond de teint/poudre, blush, mascara et rouge à lèvre (le minimum, tu es dure là avec le chiffre 3 !) Il y a bien plus d’essentiel à avoir dans une trousse de make-up.


Désolé, tu sais que je ne me maquille pas haha. Quel est le secret d’un make-up parfaitement réussi ?
Pour moi il faut avoir une peau bien nettoyée, hydratée et appliquer un primer ou une base de maquillage pour combler les pores et lisser la peau pour commencer (sur les joues, front et menton). Ensuite unifier le teint en appliquant un fond de teint qui correspond à la carnation ce qui donnera un effet bonne mine. Utiliser une anticerne pour corriger les imperfections éventuelles (boutons, rougeurs et cernes). Fixer le fond de teint avec une poudre translucide qui servira aussi à absorber l’excès de sébum, appliquer une fine couche de poudre de finition de préférence en poudre libre si on veut avoir un effet plus léger. Il faut redéfinir les sourcils avant ou après le teint les 2 choix sont possibles. Appliquer du blush mais attention à la couleur, elle se choisit aussi en fonction de la carnation et du look souhaité. Pour le contouring, on peut utiliser un bronzeur pour créer les zones d’ombres naturelles pour un maquillage quotidien. En plus d’un effet teint hâlé. Pour finir, utiliser un illuminateur en poudre sur le haut des joues, le front, le menton, la raie du nez et le creux des yeux. Appliquer un spray fixateur pour faire tenir plus longtemps le maquillage.
En résumé il faut un maquillage adapté, car on peut aimer un look de maquillage mais qui n’ira pas forcément avec le visage de la personne. C’est là que nous avons aussi un rôle de conseil les MUA !


Merci pour ce mini cours de make up ! Mais alors, quel est THE tip make-up à connaître ?
Pour faciliter la corvée du nettoyage des pinceaux, on met de l’eau chaude dans un récipient, une cuillère à soupe de vinaigre et une cuillère à soupe de liquide vaisselle, laissez agir 5 petites minutes et rincez à l’eau tiède. C’est très rapide !


Comment te contacter ?
J’ai tout ! Snap, mail, Instagram, LinkedIn, numéro de téléphone !
Mon mail : traorehawa@hotmail.fr
Mon LinkedIn : Hawa TRAORE Maquilleuse professionnelle
Mon insta : @ hawatraoremua
Mon snap: hawatraore_mua
Mon téléphone Pro : 0624570840

Merci pour cette interview !
Merci à toi ma chère Sophie pour cet interview

Besoin d‘une HMUA ? Vous n’avez plus d’excuse maintenant !

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