Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je me présente Noémie Wonder, j’ai 33 ans ! Je vis depuis 6 mois à Ajaccio en Corse après avoir vécu presque 10 ans à Paris mais je suis Lilloise haha !
Je suis photographe-reporter depuis 1 an et demi à mon compte mais je photographie depuis 7 ans environ.
THE question qu’on se pose tous : Est-ce que WONDER est ton vrai nom de famille !
Wonder n’est pas mon vrai nom, mais lors de la création des réseaux sociaux il y a maintenant….un moment, j’étais en stage en banque et mon patron m’avait gentiment conseillé de ne pas mettre mon vrai nom car ce que je partageais était personnel et « Wonder » était un délire avec l’une de mes meilleures amies ; elle aussi a mis un « surnom » et c’est resté ! Mais maintenant je ne saurai pas moi-même m’en passer hahaha !
D’où t’es venu cette passion pour la photographie ? Comment as-tu débuté ?
La photo (et l’image en général) a toujours été présente dans ma vie. Petite, avec des appareils photos jetables et plus tard des appareils argentiques récupérés à ma famille car l’ère du numérique commençait.
En gros, j’ai commencé à photographier, uniquement à l’argentique quand le numérique avait pris clairement sa place côté photographie.
Par contre d’en faire mon métier n’était pas du tout une évidence, j’ai toujours été terre-à-terre et je cherchais plutôt un métier de sûreté !
Quel revirement de situation donc !
Exactement ! Et je suis complètement autodidacte, curieuse et j’ai soif d’apprendre tout le temps, de m’améliorer, de chercher plus de créativité… Mais si on retourne au plus profond de moi, la photo c’est surtout pour moi des souvenirs, des moments passés ensemble. Je suis quelqu’un de très nostalgique. Je peux me sentir triste et même parfois pleurer lors d’un évènement ou d’un concert ou autre car je suis en train de me dire que ce moment est bientôt passé.
La photo m’aide à immortaliser et du coup pouvoir me replonger dans ce souvenir quand je le souhaite.
J’ai aussi très peur d’oublier certains moments de ma vie avec l’âge alors chaque mois, j’imprime mes souvenirs que je classe ensuite par année et par mois afin de m’y retrouver.
Je me suis lancée petit à petit. Dans un premier temps, je photographiais uniquement pour mon plaisir, et pour faire plaisir, mes balades, voyages, moments entre amis et famille… et c’est tout. J’avais un petit carnet avec mes différents réglages, tests, pellicules utilisées et ensuite je regardais ce qui était réussi, raté et petit à petit j’ai compris les rouages et réglages de mes appareils.
Ensuite, j’ai été merchandiser et responsables de boutiques à Paris et je devais tous les jours prendre des photos pour les différents réseaux sociaux ou pour montrer mon travail tout simplement et ça m’a beaucoup plu également. Ce côté plus « magazine », décorations, fringues… et en parallèle j’avais quelques demandes pour des shootings d’artistes, mariages ou évènements privés et donc j’ai quitté mon travail et je me suis lancé !

Raconte-nous ta première expérience en tant que photographe ! Si tu as une anecdotes c’est le moment haha
J’en ai pleins !!! Mais je me souviens surtout de mon premier mariage ! En tant que photographe c’est une journée stressante, très fatigante car on ne peut rien louper et il faut être à l’affût de tout.
Hors mon premier mariage, j’y ai été en toute détente, j’étais encore salariée à l’époque et je me suis dis que ça me ferait un « bonus » financier et je suis arrivée comme une fleur, un seul appareil photo et pas vraiment préparé.
Heureusement tout s’est bien passé mais avec le recul je me suis dit que j’étais folle !
Je n’avais jamais fait ça, je ne m’étais pas renseigné sur la question, j’avais un seul appareil alors qu’il en faut deux pour avoir plus de possibilités selon les objectifs déjà, et également si jamais il a un souci, je ne peux pas dire aux mariés de recommencer la semaine prochaine ! Bref, maintenant je suis rodée mais celui-ci je m’en souviendrai pour ça !
Qu’est-ce qui te plait le plus dans ce que tu fais ?
L’une des choses qui me plait le plus c’est la rencontre avec les gens et le fait que le temps du shooting je suis en immersion totale dans leur univers, leur vie.
Je me sens très chanceuse pour ça.
Que ça soit un artiste ou artisan qui me montre son univers et son savoir-faire, les mariages où je fais partie intégrante de cette journée si importante.
Le fait que l’on me fasse confiance me touche beaucoup, surtout quand on n’a pas soi-même confiance en soi !
On voit que tu fais des photos éditos mode, des photos pour des ateliers, des commerçants, des photos de paysages, des marques, bref de tout ! Est-ce un choix ou une nécessité de toucher à tous les domaines ?
On me « reproche » souvent le fait que justement je touche un peu à tout.
Évidemment j’ai mes préférences mais pour le moment j’adore ça ! Je m’ennuierai je pense si je photographiais qu’un domaine.
Mais c’est vrai que du coup on peut être perdu en regardant mon site ou mes réseaux car il y a de tout, mélangé, mais pour l’instant je ne veux pas faire de choix. Je suis mon instinct et par la suite on verra bien !
En toute indiscrétion… quels domaines rapporte le plus ?
Pour l’instant moi ce qui me rapporte le plus ce sont les mariages mais c’est aussi énormément de travail. Déjà le jour J et ensuite c’est quasiment un mois de travail pour la post-production. Les photos d’architecture aussi c’est un bon ratio car c’est moins payé mais ça prend moins de temps.
Qu’est-ce qui t’inspire au quotidien ?
Beaucoup de choses m’inspirent, et heureusement !
Mais je dirai que la lumière m’inspire énormément car selon elle, une photo n’aura pas du tout le même rendu, la même âme.
C’est un peu bête à dire mais dès qu’il y a de beaux rayons dans une pièce, dans
la rue…. Je suis obligée de sortir mon appareil photo !
Après évidemment beaucoup de photographes et vidéastes m’inspirent. Je pense
à Théo Gosselin, que je suis depuis ado, j’aime beaucoup son univers sauvage et
argentique. Et plus récemment j’aime beaucoup le travail de Delfina Carmona qui
joue justement beaucoup avec la lumière.
Tu shoots avec un appareil photo digital mais aussi avec un argentique.
Lequel pour quels types de photos et pourquoi ce choix de shooter avec deux
appareils différents ?
L’argentique est ma passion première. Ça m’a permise d’apprendre à être patiente dans un monde où tout va vite.
La prise de vue est beaucoup plus réfléchie car une pellicule est vite remplie, ensuite l’attente du développement, de la numérisation… c’est un processus beaucoup plus long et redécouvrir ses images plusieurs jours/semaines après les avoir faites est une chose que j’aime beaucoup !
Je continue à en faire si on me demande pour certains shooting, les artistes surtout et pour mon plaisir personnel, lors de voyages par exemple.
Par contre le numérique m’est indispensable pour les mariages car on prend des milliers de photos en une seule journée et on ne peut pas prendre le risque de louper certains moments, donc ça rassure.
Que cherches-tu à exprimer dans tes photos ?
Une émotion. Peu importe laquelle mais j’aimerais que quand quelqu’un tombe sur mes photos ça lui procure quelque chose; de la joie, de la tristesse, de la nostalgie….
Comment travailles-tu en post-production ? Qu’est-ce que tu apportes à tes photos en retouche ? Comment calcules-tu le prix d’un shooting photo ?
En post-production je suis assez légère normalement. Je recadre, redresse si besoin. J’améliore la luminosité, les ombres et je rajoute un peu de grains et de chaleur.
Ensuite selon les shootings et les besoins, je retouche les couleurs.
Pour les mariages, je reste sur des retouches très naturelles car pour moi il faut que ces photos soient le plus intemporelles possibles et parfois il y a des styles de retouches comme le Moody, que j’aime mais qui, selon moi passera dans le temps.
Pour les prix des shooting c’est assez compliqué et quand on débute on ne sait pas trop par quoi commencer. Sur internet on trouve tout et son contraire donc il ne faut pas hésiter à demander conseils à d’autres photographes tout simplement.
Ça dépend des shooting, certains je tarife au nombre de photos, comme l’architecture par exemple, et d’autres je préfère à l’heure comme les photos avec les artistes et artisans.
Le mariage c’est différent, c’est un forfait qui cumule les deux ; le nombre d’heures passées sur place et le nombre de photos. Dans le sens ou au plus je suis présente, au plus je rends de photos, logique !
De mon côté, les séances les moins chères sont pour les particuliers; séance maternité, famille, couple… et le plus cher les mariages, comme dit précédemment.
Lille et Nice sont des villes que tu photographies beaucoup, pourquoi ces villes en particulier ?
Tout simplement car je suis Lilloise !
J’ai déménagé à Nice et ensuite à Paris à 22 ans mais avant ça j’ai vécu là-bas et il
y a encore toute ma famille donc j’y retourne souvent !
Tu as récemment quitté Paris pour venir t’installer en Corse, pourquoi ?
Pour la nature ! Le besoin de renouveau également mais surtout le fait de pouvoir s’échapper le temps d’un week-end à la mer ou à la montagne !
J’étouffais à Paris et je ne voyais plus que les inconvénients à vivre ici !
J’ai eu la chance que mon copain ai le même ressenti et au même moment du coup on s’est lancé en Corse.
Ce n’est pas loin de Paris en avion et du coup ça nous permet de revenir de temps en temps pour des rendez-vous pro et en profiter pour voir nos amis, faire des expos, des concerts …. Tout en étant dépaysé au maximum ! C’est vraiment une île magnifique !
Comment tout recommencer quand on est en freelance sur une petite île ?
On ne recommence pas tout mais c’est vrai que c’est un nouveau départ et qu’il faut surtout se faire connaître !
J’ai gardé quelques contrats avec Paris tout de même (je reviens environ tous les 3 mois) et à mon arrivée j’ai commencé à discuter avec d’autres photographes, des lieux de vie ; restaurants, boutiques…. J’ai tout refait également le référencement de mon site (quelle galère) afin que l’on me trouve plus facilement en Corse.
Ensuite, le bouche-à-oreilles fait en général le reste ! Si tu bosses bien, les gens te conseillent et sur une petite île ça fait beaucoup !
T’étais-tu renseignée sur “la concurrence” avant d’arriver ?
Pas vraiment, je « suivais » pas mal de photographes Corse avant mon arrivée sur les réseaux et j’ai préféré ne pas les voir comme des concurrents mais comme des personnes qui peuvent me conseiller et m’aider dans mon arrivée en Corse.
J’en ai depuis rencontré quelques-uns et ils font partie aujourd’hui de mes amis 🙂 Le but n’étant pas de prendre leur place, il y a de la place pour tout le monde, mais de s’entraider, de conseiller et de réaliser des projets ensemble.
Quand est-il de la charge mentale ?
Déjà la charge mentale en tant qu’auto-entrepreneur est énorme.
Il faut penser à tout !
Je ne suis pas encore au stade où je peux embaucher et/ou déléguer, un(e) comptable par exemple mais c’est l’un de mes rêves ! Haha l’administratif c’est une horreur et ça prend beaucoup de temps.
Sinon pour le changement de ville, ça a été une organisation oui mais on a été beaucoup aidé par nos amis et notre famille justement et ça c’était très important pour nous.
J’habite loin de ma famille depuis mes 22 ans donc pour le coup, ça, ça ne me change pas, et surtout que c’est sympa de venir chez nous en Corse maintenant !
Pour les amis évidemment ça a été et ça l’est toujours mais je trouve que l’humain est bien fait et qu’on se fait à tout, on s’adapte ! Après nous sommes partis en couple déjà donc je pense que c’est différent aussi que de changer de vie seul !
Le fait d’être photographe sur une “petite” île, penses-tu que c’est un avantage ou un inconvénient ? C’est plus difficile ?
C’est un peu des deux.
C’est un avantage car moins de « concurrence » même si je n’aime pas du tout ce mot, qu’à Paris par exemple. Et encore en Corse il y a beaucoup de photographes pro !
Et c’est un inconvénient car du coup moins de besoins également !
C’est pour ça je pense qu’il faut trouver un juste milieu avec le continent et ne pas se fermer à des opportunités ailleurs qu’en Corse.
Quand on cherches dans les pages jaunes “photographe en Corse” on tombe sur 95 résultats. Tu es dedans ? (rires). Penses-tu que c’est donc plus bouché à Paris ou en Corse ? Les pages jaunes ?
Les pages jaunes ça existe encore haha ? En tout cas j’espère, grâce à mon super référencement qui m’a pris beaucoup de temps et qui à défié ma patience ! Mais normalement oui car mes demandes via mon site pour des mariages par exemple concerne aujourd’hui 90% de demande pour un mariage en Corse !
Pour moi rien n’est bouché peu importe l’endroit.
Il faut être fière de son travail, être ouvert et être bienveillant avec les gens. Ça se ressentira et le travail viendra !
Quelles sont les difficultés que tu as rencontré en Corse que tu n’avais pas à Paris ?
Pour l’instant, vu que je suis au début de ma carrière et de mon arrivée en Corse, je n’ai pas encore fait face à beaucoup de difficultés.
Mais sur un ton plus léger, avec l’arrivée du printemps, j’ai davantage envie d’aller faire une randonnée ou aller à la plage que travailler haha !
Arrives-tu à vivre pleinement et surtout décemment avec uniquement ce métier ?
Dans le milieu artistique ce n’est pas évident d’avoir des revenus stables. Il faut apprendre à gérer des mois avec rien et des mois un peu plus remplis.
De mon côté je suis en reconversion pro donc c’est ce qui m’a permis de commencer ma carrière de photographe plus sereinement.
Donc là en cumulant mes missions et mes aides oui je m’en sors, par contre l’année prochaine je n’y aurai plus droit, il va falloir que je trouve plus de missions et surtout que j’augmente mes prix car ils sont encore trop bas par rapport au marché.
As-tu changé tes tarifs en arrivant en Corse ?
Je n’ai pas changé mes tarifs car je suis arrivée en Corse mais par contre j’ai revu et je dois encore revoir mes tarifs oui.
C’est un sujet avec lequel j’ai beaucoup de mal, car peu de confiance en moi et je ne connais pas vraiment les prix du marché dans certains domaines.
Je trouve que l’on est peu aidé pour ça, ma prochaine étape est de faire partie d’un collectif de photographes ou d’une association pour être épaulée pour les tarifs, les droits d’images etc….
Est-il vrai qu’on peut faire le tour de la Corse en 580km soit en 5h environ ? Et que donc, on à vite fait le tour ? (Je fais des petits jeux de mots comme tu peux le constater lol).
Oui ! Tout est assez proche en voiture et c’est aussi ça que j’aime !
Ça nous permet de beaucoup bouger, découvrir les différentes villes et nature qu’offre la Corse !
Cet été, je vais pas mal bouger avec la saison des mariages, j’ai hâte de découvrir de nouveaux endroits.
Par contre, l’île offre une telle multitude de paysages, de natures différentes qu’on ne s’en lasse pas ! On a peut-être « vite fait le tour » en termes de temps mais il y a tellement de randonnées à faire, de villages à découvrir….qu’il faut prendre le temps de faire le tour !
À Paris on le sait, tu avais ton vélo. Comment te déplaces-tu maintenant ?
Toujours en vélo ? (rires)
J’avoue que j’ai un peu abandonné le vélo en Corse, c’est plus compliqué ! Mais pourquoi pas avec un électrique, un jour peut-être !
Mon quotidien est à pied, j’habite dans la vieille ville d’Ajaccio, et la plupart de mes shootings sont en ville mais sinon en voiture, tout simplement.
Tu as un compte spécial mariage depuis le printemps 2022, pourquoi faire le choix de faire un compté dédié à cette branche là plutôt qu’une autre ?
J’entame ma 3ème année en tant que photographe mariage. J’ai commencé un peu par hasard et depuis je continue un peu par hasard aussi haha.
Le problème avec les mariages c’est que ton planning se rempli plus d’un an à l’avance en général et c’est vrai que parfois c’est compliqué de savoir ce que tu feras, où tu seras à ce moment-là mais c’est le jeu !
J’ai voulu un compte Instagram séparé car je ne veux pas être uniquement vu comme telle. Je suis un peu tombée dans la photographie mariage/famille par hasard et c’est chouette mais ce n’est pas ce qui m’anime artistiquement. Je préfère, à choisir, photographier du reportage, des artistes, de l’archi…
Quel est ton meilleur souvenir lié à ton activité pour le moment ?
Ça va être dur de n’en dire qu’un mais je ne vais pas expliquer un souvenir précis mais plutôt une étape.
J’ai toujours été un peu gênée d’assumer ce que je faisais, manque de confiance, de légitimité, et il y a quelques mois, un peu avant d’arriver en Corse, petit à petit j’ai commencé à assumer un peu plus et depuis ce temps-là, j’assume enfin dire que je suis photographe quand on me demande ce que je fais dans la vie !
C’est beau ! Tu peux en être fière.
Si on veut réserver une séance photo avec toi mais qu’on est dans une autre ville de France, est-ce possible ?
Oui tout est possible ! (Rires).
Mais évidemment il y a une organisation.
Il y a plusieurs configurations possibles : soit de moi-même je prévois d’aller quelque part, je préviens sur mes réseaux et voilà. Soit c’est vraiment une demande spéciale et dans ce cas il faut rajouter le transport au devis, comme pour les mariages par exemple.
Mais c’est vrai que j’essaye vraiment de faire attention et de ne pas trop me déplacer. C’est compliqué dans ma situation car j’habite en Corse, je travaille un peu partout mais particulièrement à Paris et ma famille est à Lille donc je me déplace déjà pas mal mais j’essaye toujours de regrouper pour ne pas bouger uniquement pour 48H.
Par exemple, pour les mariages, je fais la majorité en Corse et c’est ce que je préfère. Déjà écologiquement et aussi pour ma propre fatigue ; bouger est usant !
Une expérience affreuse à nous raconter ?
Heureusement je n’en ai pas eu beaucoup ! Mais celle qui me vient en tête et qui m’a beaucoup stressée c’est quand j’ai du faire des photos d’une magnifique villa en Corse pour un magazine de luxe, c’était en Novembre et il fallait évidemment montrer surtout l’aspect de la villa ouverte sur l’extérieur, piscine, vu mer etc mais ce jour là il faisait gris et le magazine exigé que le ciel soit bleu, j’ai du énormément bosser sur en post-prod et ça m’a énervé de ne pas avoir de chance ce jour là, alors qu’il fait quand même très souvent beau ! Je n’ai pas eu de chance !
Tu as mis dans ta biographie Instagram “Art thérapeute en devenir”. Vas-tu totalement changer de voie ?
Alors non je ne vais pas changer de voie car mon prochain but est de rester photographe comme aujourd’hui mais plutôt d’ajouter une corde à mon arc !
Je vais bientôt commencer une formation d’art thérapeute générale mais pour moi ça sera avec la photographie.
Mon but est ensuite d’aller dans des associations, éhpad, hôpitaux …. Faire des ateliers autour de la photo.
Selon les besoins des structures ça peut-être plein de choses, des jolis portraits des patients, le travail de l’image que l’on a de soi, des collages, découpages.
J’ai toujours fait partie d’association en tant que bénévole et c’est important pour moi de me sentir utile dans ma vie personnelle comme professionnelle. Donc l’art-thérapie ça sera parfait pour allier les deux et normalement encore plus m’épanouir ! J’ai hâte !
Quels conseils pourrais-tu prodiguer à ceux qui, comme toi, veulent se lancer dans la photographie… loin de chez eux ?
Il faut y aller au culot !
Même sans déménager d’ailleurs. Au début pour avoir quelques photos à partager sur ces réseaux, son site et commencer son réseau, j’ai contacté beaucoup de personnes, de structures pour leur proposer des collaborations.
Dans un premier temps ça te permet de t’entrainer, de prendre confiance en toi, de tester des choses et dans un second temps; si les gens sont satisfaits, ils vont en parler, te recontacter etc.
Il ne faut pas avoir peur de parler de soi, de se vendre. J’ai toujours eu beaucoup de mal pour ça mais vraiment en général si tu montres que tu es confiante, les gens te feront naturellement confiance !
C’est une boucle !
En arrivant à Ajaccio j’ai recommencer comme ça, en proposant des photos à une boutique, un couple, un restaurant… divers domaines que j’aime photographier et ensuite le bouche-à-oreille fait son travail !
Un mot pour te résumer ?
Je dirai « investi » .
Car dans tout ce que j’entreprends, je suis toujours motivée et perfectionniste. Peu importe si c’est un gros contrat ou un shooting gratuit, je vais avoir la même envie et toujours de me surpasser !
L’anecdote de fin ?
Je finirai juste en disant que l’on a rien sans rien. C’est une phrase un peu bateau mais qui est tellement vraie.
Peu importe le domaine dans lequel vous souhaitez vous lancer, personne ne le fera à votre place, il faut oser, travailler, tester, rater et recommencer !
Et c’est comme ça qu’on évolue et qu’on tient dans le temps !
Merci pour cet interview Noémie !
Merci à toi pour l’invitation
