Giorgio Armani s’éteint à 91 ans : l’icône qui a redéfini l’élégance à l’italienne

Hier, Giorgio Armani, le maître du raffinement contemporain, nous a quittés à l’âge de 91 ans, laissant derrière lui un héritage inestimable. Dès les années 1970, il a propulsé Milan sur la carte mondiale de la mode et imposé une élégance discrète mais puissante, adoptée par les stars hollywoodiennes comme Diane Keaton et Richard Gere.

Né en 1934 à Piacenza, Armani avait renoncé à des études de médecine pour se tourner vers la mode, débutant comme étalagiste chez La Rinascente avant de travailler chez Nino Cerruti. En 1975, avec Sergio Galeotti, il créait la maison Giorgio Armani S.p.A., et lançait rapidement une révolution stylistique portée par des vestes déconstruites, des lignes fluides et un chic minimaliste devenu sa signature.

Un empire fidèle à son indépendance

Giorgio Armani n’était pas seulement un créateur génial ; c’était aussi un capitaine d’industrie têtu et visionnaire. Il a toujours refusé les offres de rachats, notamment celles des géants du luxe comme LVMH, et a maintenu son empire à l’écart de la bourse. Résultat ? Une entreprise privée florissante, générant 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Selon Bloomberg, un choix stratégique risqué mais foncièrement fidèle à ses valeurs.

Un créateur tout-terrain

Armani n’a jamais cessé d’étendre son empire au-delà du prêt-à-porter. Plusieurs lignes coexistent sous sa direction : Giorgio Armani (le classique), Emporio Armani, Armani Privé et Armani Casa. À cela s’ajoutent des parfums, la décoration, les hôtels, la musique et même le sport. Il a d’ailleurs incarné son approche du visuel jusqu’au moindre détail : on le raconte affairé à peaufiner le merchandising ou à coiffer les mannequins juste avant les défilés.

Son style de prédilection ? Le tailoring souple, contemporain, sophistiqué, empreint d’une philosophie du « stealth wealth » — une élégance qui murmure à l’oreille, plutôt qu’elle ne crie 

Ses mots cultes et son empreinte

Un de ses aphorismes les plus mémorables tient dans cette phrase : « Mon intention était de créer des collection qui vous ressemblent, pas qui vous dépassent ». Cet engagement se ressent dans chaque pli de tissu, chaque choix stylistique : la mode comme expérience personnelle, pas comme spectacle.

Des Hommages à la pelle

Depuis l’annonce de sa mort, la sphère mode et les célébrités s’épanchent. Julia Roberts, Leonardo DiCaprio, Michelle Pfeiffer ou encore Donatella Versace – tous louent non seulement son génie créatif, mais aussi sa bienveillance légendaire.

Sur TikTok et X, une nouvelle tendance est née : les utilisateurs partagent leurs « moments cultes avec Armani », qu’il s’agisse d’un red carpet inoubliable, d’un costume mythique ou d’une émission marquante. Ce déferlement d’hommages viraux prouve combien il faisait partie de notre vie culturelle, bien au-delà des défilés.

Un héritage bien préparé, une entreprise soudée

Armani laisse derrière lui un groupe résolument stable, dirigé par sa sœur Rosanna, ses neveux et nièces (Silvana, Roberta, Andrea) et son bras droit Pantaleo Dell’Orco, tous préparés à perpétuer sa vision. Il avait mis en place une fondation dès 2016, afin d’assurer que son entreprise reste fidèle à ses valeurs et indépendante.

La fin d’une ère, le début d’un mythe

En refusant le rachat et en restant maître à bord jusqu’à son dernier souffle, Giorgio Armani a veillé à une indépendance rare dans le monde fluctuant de la mode. Son décès bouleverse l’industrie, mais son œuvre, elle, restera légendaire. Comme l’a si bien résumé un collègue créateur, « le monde perd un géant ».

Une page se tourne, mais l’élégance italienne, incarnée dans chaque couture, chaque collection, continuera de vibrer — pour toujours.

Enjoy,
Xoxo

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