Sprayground fait ses débuts à la Fashion Week de Londres avec un show explosif

Fondée en 2010 par le designer David BenDavid, Sprayground s’est imposée en quelques années comme l’enfant terrible de la mode urbaine. Connue d’abord pour ses sacs à dos aux designs audacieux et irrévérencieux, la marque new-yorkaise est rapidement devenue un véritable mouvement culturel, brouillant les frontières entre streetwear, luxe et art. Hier, elle a franchi une étape historique : pour la première fois, Sprayground défilait à la Fashion Week de Londres.

Et quel baptême. Le mythique Freemasons’ Hall s’est mué en un véritable playground de 47 silhouettes, où le streetwear s’est frotté au savoir-faire du luxe. Entre accessoires rehaussés, bagages réinventés et silhouettes dual-gender, le show a affirmé l’ADN de Sprayground : provoquer, surprendre et célébrer la créativité sans limites.

La collection SS26 brillait par son énergie visuelle. Couleurs explosives, imprimés disruptifs et découpes futuristes se mêlaient dans une mise en scène qui tenait autant du concert que du défilé. Chaque look semblait porter un message : celui d’une mode qui ne s’excuse pas d’être excessive, théâtrale, résolument libre. Les sacs iconiques, véritables stars de la maison, étaient revisités dans des déclinaisons encore plus audacieuses — preuve que Sprayground n’en finit pas de réinventer l’accessoire en objet culturel.

Mais le clou du spectacle tenait aussi aux collaborations. Pour cette saison, Sprayground a fait dialoguer son univers avec des géants de la culture et du design : Porsche, symbole d’ingénierie et de vitesse, Frank Lloyd Wright, maître de l’architecture moderniste, et même Disney, incarnation de l’imaginaire collectif. Trois collaborations inattendues, qui traduisent la volonté de la marque de créer des ponts entre la mode et des disciplines aussi variées que l’automobile, l’art et le divertissement.

L’ambiance dans la salle était à la hauteur du moment : électrique. Sprayground n’a pas seulement signé un défilé, elle a orchestré une performance immersive, où chaque détail — musique, lumière, scénographie — vibrait à l’unisson. Un show qui prouvait que la marque ne se contente pas d’habiller une génération : elle lui donne une identité, un langage, une attitude.

Pour couronner cette saison londonienne, Sprayground a annoncé une collaboration exclusive avec la London Fashion Week, disponible uniquement dans le grand magasin emblématique Harrods de Knightsbridge. Cette capsule met en avant une sélection de sacs et accessoires revisités, alliant l’audace graphique propre à la marque à un savoir-faire premium. Une initiative qui illustre parfaitement la capacité de Sprayground à fusionner streetwear et luxe, et qui promet de faire sensation auprès des collectionneurs et fans de la marque à Londres.

Le final, lui, restera gravé dans les mémoires. Une dizaine de chanteurs, vêtus de blanc immaculé, ont envahi la scène pour entonner un chœur vibrant, transformant le Freemasons’ Hall en cathédrale moderne. Puis, dans un moment suspendu, la première mannequin du show s’est jointe à eux : Sandflower, l’artiste gender-fluid mais aussi VP & Director of content de Sprayground. En mêlant sa voix à celle du chœur, elle a transcendé le simple rôle de muse pour incarner l’esprit même de la maison : audacieux, inclusif et résolument visionnaire. Une conclusion spectaculaire, à l’image d’une marque qui ne cesse de repousser les limites entre mode, performance et culture.

En sortant du Freemasons’ Hall, une certitude : Sprayground n’est plus seulement « l’outsider » du streetwear, c’est une force culturelle qui s’impose désormais sur les plus grandes scènes internationales. Avec ce premier pas fracassant à Londres, la maison new-yorkaise confirme qu’elle n’est pas une marque parmi d’autres, mais un phénomène qui transforme chaque défilé en événement.

Enjoy,
Xoxo

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