Paul Costelloe SS26 : un “Boulevard of Dreams” entre héritage et poésie

Il y a deux jours, Londres vibrait au rythme d’un des moments phares de sa Fashion Week : le défilé Spring/Summer 2026 de Paul Costelloe, intitulé “Boulevard of Dreams”. Pour ma première invitation à ce rendez-vous, je m’attendais à un show élégant, mais ce que j’ai découvert allait bien au-delà : un hommage théâtral, nostalgique et résolument moderne à la fois.

Paul Costelloe est l’un des grands noms de la mode britannique. Fondée dans les années 1980, la maison Paul Costelloe s’est imposée comme une référence du chic britannique avec une touche d’audace irlandaise. Si ses silhouettes féminines raffinées, ses coupes architecturées et son art des matières nobles ont forgé son identité, le créateur a toujours su se réinventer. Surtout connu pour avoir été le designer personnel de Diana, la princesse de Galles en 1983, il a su marier l’élégance intemporelle avec une touche de modernité. Aujourd’hui encore, son style reste reconnaissable entre tous : raffiné, structuré, mais toujours teinté d’une pointe d’audace.

Le défilé : une scène aux accents californiens

Dès les premiers instants, l’univers du défilé s’est imposé comme une invitation au voyage. Sur un fond peint de palmiers aux couleurs acidulées, de boulevards et de décapotables, la salle s’est transformée en tableau vivant. L’ensemble évoquait immédiatement les clichés iconiques de Slim Aarons, immortalisant les jet-setters de Beverly Hills au début des années 1960.

Paul Costelloe réinvente l’allure Barbie des sixties façon Beverly Hills sur le podium : chaque détail – des décors aux silhouettes – semblait sorti tout droit de Rodeo Drive circa 1963. L’imaginaire de la “Beverly Hills Barbie” prenait vie, entre glamour vintage et insouciance estivale.

La collection déployait un vestiaire qui réinterprétait le rêve californien des Sixties à travers l’œil couture de Costelloe. Robes trapèze aux couleurs pastel, tailleurs jupe cintrés, manteaux aux coupes A-line, minijupes coordonnées et pantalons cigarette composaient un vestiaire joyeux, frais et hautement désirable. Les matières légères – lin, coton, soie – laissaient flotter les silhouettes comme des bulles de savon sous le soleil de Californie.

Les accessoires participaient pleinement à cette évocation : boucles d’oreilles aux formes géométriques, colliers oversize dignes d’une starlette de Beverly Hills, bracelets XXL et sandales hautes unies métalliques. Chaque pièce semblait faire partie d’un film technicolor.

Beauté et mise en scène

La mise en beauté contribuait à cette plongée rétro. Les volumineux chignons bouffants rappelaient une Californie des sixties, loin de l’esprit Carnaby Street, signés Cos Sakkas Directeur Artistique Mondial de TONI&GUY Les mannequins défilaient comme des stars sorties d’un rêve américain idéalisé, soulignant le contraste entre l’élégance couture et la fantaisie du décor.

La dernière partie du show a réuni l’ensemble des mannequins dans une mosaïque vibrante de couleurs et de textures. Le contraste entre l’héritage britannique de Costelloe et cet hommage glamour à la Californie des Sixties a conquis le public, qui a salué le créateur par une ovation.

Assister à ce défilé fut un privilège rare. “Boulevard of Dreams” a su conjuguer nostalgie, rêve et modernité, tout en restant fidèle à l’ADN de Paul Costelloe : élégance, raffinement et storytelling visuel. Ce show n’était pas seulement un défilé, mais un hommage à une époque idéalisée et à une certaine idée du luxe intemporel.

En quittant la salle, une évidence s’imposait : Paul Costelloe a offert bien plus qu’une collection, il a livré un rêve éveillé.

Enjoy,
Xoxo

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