Vous avez un vieux collant troué dans votre tiroir ? Bientôt, vous pourrez lui donner une seconde vie — et pas n’importe laquelle. Calzedonia s’engage dans une initiative révolutionnaire, baptisée Life Re-Tights (ou ReFilés en version française), qui vise à instaurer une vraie filière circulaire pour les collants usagés dans toute l’Europe.

Co-financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme LIFE, ce projet rassemble plusieurs acteurs de la mode et de la logistique : Golden Lady, Union Industries, Asendia, Ytres et bien sûr Calzedonia qui pilote l’opération.
Le principe est à la fois simple et technique. Les collants usés sont collectés dans les boutiques Calzedonia. Grâce à la technologie de séparation chimique des fibres, les composants complexes comme le polyamide et l’élastomère sont séparés. Golden Lady, en collaboration avec Union, récupère le polyamide dont la qualité est équivalente à celle du fil neuf. Ensuite, Ytres ainsi que Calzedonia remettent en circulation ce fil régénéré pour produire de nouveaux collants — basiques ou créatifs.
Chaque machine conçue dans le cadre du projet peut recycler jusqu’à 1,6 million de collants par an — un volume qui pourrait vraiment faire la différence si le système est bien déployé.


Pourquoi c’est intéressant ? Parce que les collants sont l’un des vêtements jetables les plus oubliés de la mode — ils s’abîment vite, finissent souvent à la poubelle, et sont difficiles à recycler à cause de leurs matériaux composites. Avec Life Re-Tights, Calzedonia ne fait pas juste de la comm’ ; elle tente de fermer le cycle de vie du produit, d’assumer une responsabilité environnementale réelle.
Et ça pourrait devenir un modèle à appliquer à d’autres textiles complexes, comme ceux qui mélangent fibres synthétiques, élastiques, ou matériaux composites. En bref : un pas vers une mode qui ne jette plus, mais transforme.
Environ 402 millions de paires de collants seraient vendues en Europe en 2024, pour un chiffre d’affaires estimé à 5,5 milliards d’euros — un marché immense, avec aussi un énorme potentiel de déchets. Calzedonia, via ses 230 boutiques en France et son groupe Oniverse, y voit l’opportunité de faire changer les habitudes.
Enjoy,
Xoxo
