Hier, j’ai appris la nouvelle : Paul Costelloe, le couturier irlandais que j’adore, est décédé à Londres à l’âge de 80 ans, entouré de sa femme et de ses sept enfants.
Je repense à notre première vraie rencontre, il y a trois mois à la Fashion Week de Londres : c’était son show, en septembre, et je ne m’attendais pas à ce que ce soit la dernière fois que je le verrais défiler en vrai. Sa silhouette, son charme discret, cette élégance intemporelle… Il avait ce talent rare de mixer romantisme, structure, et une modernité sensible.
Né à Dublin en 1945, Costelloe a grandi dans l’atelier de son père tailleur, avant d’étudier à la Chambre Syndicale de la Haute Couture à Paris. Il a ensuite fait ses armes à Milan, puis à New York, avant de lancer sa maison en 1979 : Paul Costelloe Collections.
Son nom est intimement lié à celui de la princesse Diana (notre princesse à tous soyons honnête) : dès 1983, il devient sa styliste personnelle, et reste à ses côtés jusqu’à sa disparition en 1997, habillant notre icône de silhouettes élégantes, colorées et raffinées.

Au-delà du vestiaire royal, Paul Costelloe a construit un empire stylistique : des collections femme, homme, sacs, accessoires, mais aussi de la maison, des bijoux, des tenues professionnelles : pour British Airways, Delta Airlines, l’équipe olympique irlandaise… Il a aussi montré sur les podiums de la Fashion Week de Londres pendant plus de 40 ans, jusqu’à sa toute dernière collection.
Ce qui me touche profondément, c’est qu’il est resté fidèle à lui-même : un homme humble, passionné, amoureux des belles matières, du tailoring, mais aussi des couleurs et de cette poésie discrète qui faisait toute la signature “Costelloe”. Il parlait souvent de sa volonté de se retirer, d’acheter une vieille voiture, de peindre, de vivre plus lentement… Et pourtant, il est resté jusqu’au bout, fidèle à la mode, fidèle à nous.
Sa disparition est une vraie perte, mais son héritage continue : dans chaque couture, chaque silhouette, chaque détail élégant qu’il a laissé derrière lui. Merci, Paul Costelloe. Vous allez profondément nous manquer.
Enjoy,
Xoxo
