La journée inaugurale de cette Fashion Week homme Automne/Hiver 2026-2027 a commencé dans une atmosphère pleine de curiosité et d’énergie. Dès les premiers pas sur les podiums, on a senti une émotion particulière : celle d’une mode qui retrouve sa pulsation, oscillant entre réflexion stylistique et expression décomplexée.
Le premier défilé signé Jeanne Friot (et son premier défilé au calendrier officiel) a ouvert le bal sur une note fun, explorant un vestiaire fait de lignes pures. C’est une approche qui va au-delà de la simple silhouette : avec « Awake », (nom de son show), chaque pièce raconte une histoire de construction/déconstruction et de décontraction, entre rigueur et liberté. Toujours en ferveur de la cause LGBTQIAP+. Et ça, on adore !




Immédiatement après, Études Studio a présenté sa vision urbaine et sophistiquée, avec des ensembles et des jeux de superpositions qui semblaient penser le vêtement comme un terrain d’expérimentation.





Ensuite, Auralee a offert une respiration différente, presque méditative. Ses pièces se distinguent par des textures subtiles et une palette apaisée, comme si la marque voulait rappeler que le confort et la qualité prennent tout leur sens dans un contexte où la mode questionne les formes plus que jamais.




Mais le moment le plus attendu de ce premier jour reste sans conteste Louis Vuitton, qui a transformé le Grand Palais éphémère en une vision futuriste fascinante. Sous la direction créative de Pharrell Williams, la maison a présenté un défilé qui semble marquer une nouvelle ère pour le prêt-à-porter masculin.



La scénographie, presque comme une architecture transparente sortie d’un roman de science-fiction, reflète une idée de la mode pensée comme extension du corps et de l’esprit, entre technologie et émotion. Et je vous en parle en détails dans cet article.

Les silhouettes oscillent entre lignes rigoureuses et volumes fluides, mixant des matériaux techniques à des coupes plus classiques, comme pour créer une conversation constante entre passé et avenir. Chaque tenue incarne une tension maîtrisée entre fonctionnalité et poésie, comme si la collection cherchait à traduire une vision du quotidien augmentée, prête à explorer de nouveaux possibles sans jamais renoncer à l’élégance.
Et puis il y avait les invités, signe que ce défilé est bien plus qu’un simple passage de mode : c’est un événement culturel. On a aperçu Brigitte Macron dans les rangs, aux côtés de figures incontournables du divertissement et de la musique comme SZA, Quavo, A$AP Nast, Usher, Malice, Skepta et John Legend. Leur présence souligne à quel point la mode d’aujourd’hui dialogue avec toutes les sphères créatives, au-delà du seul monde fashion.








Ce premier jour de Fashion Week a donc posé une dynamique riche et variée : de la sensibilité de Jeanne Friot au dialogue urbain d’Études Studio, en passant par la contemplation d’Auralee, pour finir sur une vision résolument ambitieuse chez Louis Vuitton. On sent que cette édition va s’écrire à plusieurs voix, avec la même intensité, la même volonté de revisiter les codes et une créativité qui ne se contente pas de suivre le rythme : elle l’invente.
Enjoy,
Xoxo
