Jour 5 à la Fashion Week Homme : quand la magie opère avant le final

Le cinquième jour de la Fashion Week Homme à Paris a confirmé que cette édition avait vraiment trouvé son rythme : audace, créativité et surprises étaient au rendez-vous, et chaque créateur a su imprimer sa propre signature à cette avant-dernière journée.

Dès l’ouverture, Kiko Kostadinov a capté toute l’attention avec ses silhouettes déstructurées, où chaque détail technique semblait pensé pour dialoguer avec le corps et le mouvement. Les coupes, parfois asymétriques, parfois superposées avec subtilité, donnaient l’impression d’un vestiaire futuriste mais parfaitement ancré dans le réel.

La suite avec Kolor a offert une poésie colorée et texturée : tissus brillants, imprimés inattendus et volumes exagérés se répondaient, créant un effet presque chorégraphié sur le podium. Chaque silhouette semblait raconter une histoire différente, comme un patchwork de sensations et de cultures, où le vêtement devient langage et émotion.

Magliano, quant à lui, a misé sur un minimalisme décalé, où la précision des coupes et la fluidité des matières faisaient toute la différence. La maison italienne a su marier élégance et décontraction, oscillant entre un tailoring impeccable et des touches sportives qui semblaient surgir naturellement, sans effort, mais avec un impact visuel fort.

Le show Y-3 a marqué la journée par son énergie street et son dialogue entre performance et esthétique avant-gardiste. Les silhouettes, modernes et dynamiques, ont mis en valeur un vestiaire pensé pour l’homme (ou la femme) en mouvement, tout en restant fidèle à l’ADN de la marque, entre innovation et codes iconiques du sportswear.

Charles Jeffrey Loverboy (si vous me suivez sur Tiktok vous savez déjà que je l’ADORE) et Kidsuper ont apporté une dimension théâtrale et pop à cette avant-dernière journée. Entre exubérance des couleurs, silhouettes punk et inspirations street, chaque passage sur le podium capturait l’attention et transportait le spectateur dans un univers presque parallèle, vibrant et immersif. L’énergie de la jeunesse et de la provocation se mêlait à une grande maîtrise des détails et de la mise en scène, offrant un contraste fascinant avec les autres maisons de la journée.

Et puis, Hermès est venu clore le jour 5 avec une élégance sans compromis. Le défilé, sobre mais profondément raffiné, a été un véritable moment de communion entre savoir-faire et contemporanéité. La collection présentait des pièces intemporelles, où chaque coupe et chaque matière semblaient raconter des histoires de luxe réfléchi, d’exigence et de style maîtrisé.

Parmi les invités, Travis Scott, Usher, Ciryl Lignac, Ed Westwick et d’autres personnalités internationales ont apporté une touche moderne et vibrante, soulignant l’importance de cette maison dans le dialogue entre tradition et modernité.

Cette avant-dernière journée a montré à quel point la Fashion Week Homme de Paris est un lieu où chaque créateur peut s’exprimer pleinement, en jouant sur la technique, la poésie, le spectacle et la culture. Du futurisme de Kiko Kostadinov à la sophistication d’Hermès, chaque moment a rappelé que la mode masculine peut être tout à la fois intellectuelle, émotionnelle et spectaculaire.

Enjoy,
Xoxo

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