Voir le maire de New York porter du Carhartt n’a rien d’anodin. Ces derniers jours, une image a beaucoup circulé, le maire en pleine apparition publique, vêtu d’une veste Carhartt, silhouette sobre, look presque utilitaire. Un détail vestimentaire en apparence, mais qui dit en réalité beaucoup plus sur la manière dont le pouvoir se met en scène aujourd’hui.
Carhartt, c’est historiquement la marque des travailleurs, des ouvriers, des corps en mouvement, de ceux qui construisent, réparent, transportent. Une marque née dans le concret, le terrain, la rue. La voir associée à une figure politique comme le maire de la plus grande ville du monde n’est pas neutre : c’est un signal. Celui d’un leadership qui veut se montrer proche du réel, du quotidien, des gens. Moins costume-cravate, plus pragmatique. Moins distance, plus accessibilité.
Ce choix vestimentaire s’inscrit aussi dans une tendance plus large : celle de la disparition progressive des codes traditionnels du pouvoir. Aujourd’hui, les figures politiques adoptent de plus en plus des silhouettes inspirées du streetwear, du workwear, voire du sportswear. Non pas par hasard, mais parce que ces vêtements incarnent des valeurs fortes : authenticité, efficacité, proximité, modernité.
Dans une ville comme New York, où la mode est un langage à part entière, le message est encore plus puissant. Porter Carhartt, c’est presque revendiquer une identité urbaine brute, connectée à la réalité du terrain, loin des symboles figés du pouvoir institutionnel. C’est aussi reconnaître que la frontière entre mode, culture populaire et politique est désormais complètement poreuse.
Ce n’est plus seulement la fashion qui s’inspire de la rue, c’est aussi la politique qui emprunte ses codes. Et dans ce jeu d’images, le vêtement devient un outil de storytelling. Un simple manteau peut raconter une vision du monde, une posture, une intention.
Finalement, voir le maire de New York en Carhartt, ce n’est pas juste un moment viral. C’est le signe que le workwear est devenu bien plus qu’un style : c’est un langage social, culturel, et désormais… politique.
Enjoy,
Xoxo
