La Fashion Week de New York a à peine commencé qu’elle donne déjà le ton, et c’est Ralph Lauren qui a choisi d’en écrire la première page. Fidèle à son rôle de pilier du vestiaire américain, le créateur a inauguré la semaine avec un défilé qui ressemblait moins à une simple présentation de collection qu’à une véritable déclaration d’amour à son propre mythe, entre élégance aristocratique et esprit rebelle.

Pour cette saison automne-hiver 2026-2027, Ralph Lauren a imaginé un univers baptisé « Royal meets Renegade », une rencontre subtile entre la rigueur presque royale des silhouettes et une attitude plus libre, presque rock. Les codes de la maison sont bien là : tailleurs impeccables, manteaux structurés, robes longues fluides, palettes de noirs profonds, de blancs cassés et de bruns chaleureux. Mais tout est injecté d’une énergie nouvelle, moins figée, plus sensuelle, comme si l’élégance classique acceptait enfin de se laisser déranger.
Le décor, à lui seul, racontait déjà cette dualité. Dans un lieu intime et feutré, loin des shows tapageurs, l’atmosphère évoquait comme un club privé new-yorkais, à mi-chemin entre salon bourgeois et repaire d’artistes. Une manière pour Ralph Lauren de rappeler que sa mode ne cherche pas à impressionner par le spectaculaire, mais par une forme de luxe émotionnel, presque nostalgique.
Sur le podium, ouvert par Gigi Hadid, les silhouettes féminines jouaient avec les contrastes. Les robes de soirée semblaient inspirées de l’âge d’or hollywoodien, drapées, satinées, parfois brodées, mais portées avec une nonchalance moderne. Les épaules sont marquées, les tailles soulignées, les longues capes et manteaux enveloppent les corps comme des armures élégantes. À l’inverse, certaines tenues s’autorisent une allure plus brute : cuir, bottes hautes, pantalons ajustés, chemises légèrement ouvertes. On sent une volonté d’incarner une femme Ralph Lauren moins sage, plus instinctive (et on adore ça).





Impossible de ne pas mentionner la présence très remarquée de Lana Del Rey au premier rang, accompagnée de son mari Jeremy Dufrene. Leur apparition a largement alimenté les conversations, tant leur esthétique semblait parfaitement alignée avec l’univers du show. Lana, muse mélancolique par excellence, incarne à elle seule cette idée de romantisme américain que Ralph Lauren cultive depuis des décennies : un mélange de glamour, de douceur nostalgique et de mystère. On a également pu voir Anne Hathaway, Lili Reinhart, Rebecca Hall , ou encore Aimee Song.


Ce défilé marque aussi un moment important pour la Fashion Week de New York, parfois critiquée ces dernières saisons pour son manque de souffle face à Paris ou Milan. En ouvrant la semaine avec une proposition aussi cohérente, Ralph Lauren rappelle que New York possède encore une identité forte, ancrée dans une vision de la mode narrative, émotionnelle et profondément culturelle.
Une entrée en matière idéale pour une Fashion Week qui s’annonce, déjà, sous le signe du retour à l’essentiel : le style, le vrai.
Enjoy,
Xoxo
