Les espadrilles signent leur come-back… et divisent déjà

C’est le genre de retour qui ne laisse personne indifférent. Entre nostalgie estivale et léger soupir stylistique, les espadrilles font officiellement leur comeback pour le printemps-été 2026. Une résurgence qui, comme souvent avec les pièces les plus marquées, divise profondément.

Longtemps reléguée au rang de chaussure “trop classique”, voire franchement dépassée, l’espadrille revient pourtant sur le devant de la scène. Aperçue sur plusieurs podiums récents (Jacquemus, Céline par exemple), elle s’impose à nouveau comme une pièce clé du vestiaire estival, bien loin de son image strictement balnéaire.

Car c’est précisément là que réside le twist : en 2026, l’espadrille ne se contente plus d’accompagner les vacances. Elle s’invite en ville, parfois même dans des silhouettes plus structurées. Portée avec un tailleur, un pantalon ajusté ou une robe minimaliste, elle tente de se réinventer, quitte à bousculer son ADN d’origine.

Il faut dire que cette chaussure n’a rien d’anodin. Née il y a plusieurs siècles dans les régions espagnoles, reconnaissable à sa semelle en corde tressée et sa toile légère, elle a longtemps été associée à un vestiaire populaire avant d’être récupérée par la mode.

Ce qui la rend aujourd’hui désirable (selon certains), c’est justement ce mélange entre héritage et simplicité. À l’heure où la mode valorise de plus en plus les matières naturelles, le confort et une certaine idée du “moins mais mieux”, l’espadrille coche toutes les cases. Elle s’inscrit dans cette vague de retour au naturel, presque artisanal, qui traverse les tendances actuelles.

Et pourtant, le débat reste entier. Car si certains saluent son confort et son authenticité, d’autres y voient une esthétique trop connotée, parfois jugée vieillissante, voire difficile à moderniser. Cette ambivalence fait presque partie de son charme : l’espadrille est une chaussure que l’on aime ou que l’on rejette, rarement entre les deux.

Son retour s’explique aussi par une évolution plus large du footwear. Après des années dominées par les sneakers massives et les silhouettes ultra-techniques, la mode amorce un virage vers des formes plus simples, plus légères, presque évidentes. Dans ce contexte, l’espadrille apparaît comme une suite logique, une alternative naturelle aux ballerines ou aux sandales.

Alors oui, les espadrilles sont de retour. Et même si ce retour peut surprendre (voire déranger) il dit beaucoup de l’époque. Une mode qui ralentit, qui regarde en arrière, et qui redonne de la valeur à des pièces longtemps considérées comme trop simples pour être désirables.

Reste à savoir si cette fois, on est vraiment prêts à les adopter.

Enjoy,
Xoxo

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