Zendaya redessine le mouvement avec sa première collection pour On

Zendaya n’avance jamais à moitié. Chaque apparition, chaque prise de parole, chaque silhouette semble répondre à une intention précise. Avec sa première collection co-signée avec la marque suisse On, l’actrice et icône de style ne se contente pas d’ajouter une ligne à son influence déjà considérable : elle redéfinit subtilement les contours du sportswear contemporain.

Depuis plusieurs saisons, la mode observe un glissement. Le vêtement technique n’est plus uniquement pensé pour la performance, mais pour accompagner une vie en perpétuel mouvement, faite de transitions, de rythmes hybrides, d’identités multiples. C’est précisément dans cet espace que Zendaya s’inscrit. Sa collection ne cherche pas à impressionner, elle cherche à durer. À exister dans le réel.

Les pièces qu’elle imagine avec On s’éloignent des codes rigides de l’activewear. Les silhouettes respirent, s’assouplissent, s’adaptent. Un pantalon ample se porte aussi bien en déplacement qu’en ville, une veste légère devient presque une seconde peau, un top minimaliste traverse les usages sans jamais perdre de sa justesse. Rien n’est démonstratif, tout est pensé pour fonctionner sans effort apparent. C’est là que réside la précision du projet : dans cette capacité à rendre l’intention invisible.

Ce travail s’inscrit aussi dans une continuité évidente avec son parcours. Depuis ses débuts, Zendaya construit une image où le vêtement n’est jamais un simple décor. Aux côtés de Law Roach, elle a appris à manipuler les références, à détourner les silhouettes, à imposer une narration. Ici, cette narration devient plus intime. Moins spectaculaire, mais plus ancrée. On ne regarde plus un look, on imagine une vie.

Pour accompagner ce lancement, le choix de Spike Jonze comme réalisateur du film de campagne n’a rien d’anecdotique. Loin d’une publicité classique, le projet prend la forme d’une expérience visuelle presque abstraite, où les corps et les vêtements semblent se transformer, se chercher, se recomposer. Une manière de traduire, sans discours appuyé, cette idée centrale : le mouvement n’est pas une performance, c’est un langage.

Même la sneaker, pièce incontournable de toute collaboration contemporaine, échappe ici à l’effet de surenchère. Plus fine, plus proche du pied, elle s’inscrit dans un retour à des lignes plus épurées, presque silencieuses. Comme si l’époque elle-même appelait à une forme de retenue.

RDV le 16 avril…

Enjoy,
Xoxo

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