Il fallait oser toucher à la Samba. Silhouette culte née en 1949, longtemps restée presque intacte, elle fait partie de ces modèles que l’on croyait intouchables. Et pourtant, en 2026, Adidas décide de faire un pas de côté, littéralement, en supprimant ce qui semblait essentiel : le talon.
Résultat, une Samba devenue mule, ouverte à l’arrière, pensée pour être enfilée sans effort. Une transformation radicale sur le papier, mais étonnamment naturelle une fois portée.

Visuellement, tout est là. La toe box en T, les trois bandes, la semelle gomme iconique. Mais le geste change tout. Sans contrefort, la chaussure glisse vers autre chose : moins sportive, plus relâchée, presque domestique, mais avec une vraie intention de style.
Cette nouvelle version, baptisée Samba Woven Mule, pousse même l’idée plus loin avec une construction revisitée. Le cuir classique laisse place à une matière tressée, plus respirante, pensée pour l’été. Le rendu est plus léger, plus texturé, presque artisanal.
Côté couleurs, Adidas joue la retenue avec un coloris “Crew White” : un blanc crème légèrement chaud, associé à des lacets ton sur ton, une semelle gomme fidèle à l’originale, et un branding “Samba” doré retravaillé dans une typographie plus fluide. Un détail discret, mais révélateur de cette volonté de faire évoluer l’icône sans la trahir.



Aucune date de sortie précise n’a encore été confirmée, mais le modèle est attendu pour l’été 2026, avec une distribution via Adidas et une sélection de retailers. Côté prix, il devrait rester relativement accessible, autour des 100 euros, dans la continuité des Samba classiques.
Ce qui rend cette sortie intéressante, ce n’est pas seulement l’objet, mais ce qu’il raconte. Depuis quelques saisons, la sneaker se déstructure. Elle s’ouvre, se ramollit, se rapproche du chausson, de la ballerine, du slipper. Une évolution qui accompagne un changement plus large : celui d’un rapport au vêtement plus souple, plus immédiat, moins contraint.
La Samba mule c’est une adaptation.
Une manière pour Adidas de prolonger la vie de son modèle le plus emblématique sans tomber dans la répétition. Et peut-être, aussi, une façon de rappeler qu’une icône n’est jamais figée, elle se transforme avec son époque.
Enjoy,
Xoxo
