Le diable porte des Havaianas maintenant

Il y a des phrases qui marquent la mode. “Florals? For spring? Groundbreaking.” En 2026, une autre pourrait bien s’imposer : et si Miranda Priestly portait des tongs ?

Avec cette collaboration entre Havaianas et The Devil Wears Prada (à l’occasion de la sortie de sa suite), la mode s’offre un clin d’œil parfaitement assumé. Une rencontre entre deux univers que tout oppose : le glamour ultra contrôlé du film culte, et l’ultra simplicité de la tong brésilienne.

Et pourtant, le résultat fonctionne.

Baptisée “Puffed Family”, la collection réinvente totalement la silhouette classique de la tong. Exit la semelle fine et les brides minimalistes : ici, tout est amplifié. Brides rembourrées, bords gonflés, semelles épaisses et presque chunky, une transformation radicale qui fait basculer l’objet du côté de la mode.

Quatre modèles structurent le drop : Puffed Up, Maxi Puffed, Over Puffed et Luna Puffed. Des noms qui annoncent clairement l’intention ; exagérer, détourner, pousser le design jusqu’à l’absurde… ou presque.

Visuellement, on est loin de la tong de plage. Les volumes prennent de la place, les proportions deviennent presque sculpturales. Une esthétique qui s’inscrit dans une tendance plus large : celle du retour de la tong dans la sphère fashion, aperçue ces dernières saisons sur les podiums comme dans les éditos.

Mais ce qui rend la collaboration particulièrement réussie, c’est son second degré.

La campagne s’inspire directement de l’univers du film, avec une tagline qui résume tout : “If it’s not heels, it’s Havaianas.” Une phrase qui détourne les codes du luxe pour les ramener à quelque chose de plus libre, plus instinctif.

Et le timing est parfait. Le lancement accompagne la sortie très attendue de The Devil Wears Prada 2, prévue le 1er mai 2026, transformant cette capsule en véritable moment culturel.

Derrière l’ironie, il y a surtout une stratégie claire. Havaianas ne veut plus être seulement une marque de plage. Elle s’inscrit désormais dans une logique mode globale, avec des activations prévues à Paris, Milan, Londres ou New York, et une volonté assumée de séduire une audience plus fashion.

Alors non, Miranda Priestly ne portera probablement jamais de tongs.
Mais aujourd’hui, ce n’est plus vraiment la question.

Parce que dans cette industrie, le style ne suit plus les règles. Il les détourne.

Enjoy,
Xoxo

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