Il fallait bien que Roberto Cavalli mette un peu de chaos dans cette Fashion Week de Milan. Pour le printemps-été 2027, Fausto Puglisi plonge dans les archives de la maison et en ressort tout ce qu’on aime chez Cavalli : imprimés animaliers, denim ultra sexy, peau nue, franges, fleurs, paillettes et une bonne dose d’excès. Une collection qui ne cherche clairement pas à passer inaperçue.

Cette saison, Puglisi imagine une sorte de voyage mental entre la Californie des années 1970, les hippies, Los Angeles et Saint-Tropez. Un mélange volontairement fantasmatique qui permet au créateur de revisiter plusieurs périodes de l’histoire de Cavalli sans tomber dans la simple réédition nostalgique.
Et dès les premiers looks, le ton est donné.
Les imprimés animaliers sont partout. Léopard, tigre, zèbre : ils se superposent, se confrontent et sont parfois mélangés à d’immenses motifs floraux. Certains looks donnent presque l’impression que plusieurs tissus différents ont été assemblés au hasard, alors que chaque clash est soigneusement construit.
Le denim, autre obsession historique de la maison, prend lui aussi une place centrale. Mais chez Cavalli, évidemment, un simple jean ne pouvait pas suffire. Les modèles sont taille basse, ornés de cristaux, découpés, agrémentés de plumes ou associés à des strings volontairement visibles. Certaines silhouettes jouent même avec des jeans tellement travaillés qu’ils deviennent presque des pièces de couture.
Et puis il y a les corps.
Des tops façon halter, des mini-jupes, des hot pants, des camisoles bordées de dentelle et des robes transparentes laissent volontairement beaucoup de place à la peau. Les silhouettes sont moulantes, parfois presque provocantes, mais toujours pensées autour de cette idée de glamour très Cavalli.
Les matières accentuent encore cette impression de mouvement permanent. Le velours dévoré, la mousseline, les franges et les plumes donnent aux silhouettes un côté presque sauvage. Une mini-robe en mesh se transforme ainsi en explosion de volants dorés, tandis que certaines jupes en chiffon terminent sur des franges longues et irrégulières.
Mais ce qui rend cette collection particulièrement intéressante, c’est son rapport aux archives.
Fausto Puglisi ne cherche pas à faire oublier Roberto Cavalli pour imposer une nouvelle identité. Au contraire, il assume pleinement les codes historiques de la maison et les pousse encore plus loin. Les imprimés, les silhouettes sexy et le denim sont traités comme une matière première plutôt que comme des reliques du passé. Vogue note d’ailleurs que le créateur s’est largement inspiré de pièces plus anciennes de Cavalli, notamment des années 1970 et de la période Just Cavalli des années 2000.
Même les références sont volontairement éclectiques : Courtney Love, Beverly Hills 90210, Zendaya ou encore le peintre Todd Gray figurent parmi les inspirations citées par Puglisi. Un casting mental aussi improbable que la collection elle-même, mais qui participe justement à cette impression de collision permanente entre glamour, pop culture et fantasme californien.
Et forcément, le front row n’était pas en reste. Cardi B était présente pour découvrir la collection, parfaitement dans l’ambiance avec un look animalier et une allure ultra-glamour.
Après plusieurs saisons où la mode semblait vouloir faire disparaître tout ce qui était trop voyant, Cavalli prend donc exactement la direction opposée.
Plus de peau. Plus de couleurs. Plus d’imprimés. Plus de tout.
Et pour le printemps-été 2027, c’est peut-être précisément ce dont Milan avait besoin.
Enjoy,
Xoxo
