Il y a des objets que l’on croit intouchables. La Aviator de Ray-Ban en fait partie. Une silhouette née il y a près de 90 ans, devenue au fil du temps un symbole universel : du cinéma à la musique, du militaire au streetwear. Et pourtant, en 2026, elle change. Subtilement, mais suffisamment pour relancer le regard.

Avec cette collaboration entre Ray-Ban et Dolce&Gabbana, l’idée n’est pas de réinventer, mais de raffiner. La collection, lancée le 16 avril 2026, s’appuie sur des modèles existants — notamment les versions Shooter et Outdoorsman II — pour proposer une lecture plus mode, plus détaillée, presque plus précieuse.
Visuellement, tout se joue dans les nuances. Les montures conservent leur structure métallique iconique, mais s’enrichissent de finitions inattendues. Une barre frontale en nacre, des détails dorés plus travaillés, une précision presque joaillière dans les éléments.


Et puis il y a ce détail qui change tout : sur certains modèles, un porte-cigarette intégré directement dans la monture. Un clin d’œil assumé à une esthétique vintage, presque décadente, typiquement Dolce&Gabbana. Un geste qui ne cherche pas à être pratique, mais à marquer une intention.
Les verres, eux, jouent la carte de la couleur. Dégradés ou miroirs, ils se déclinent en rose, orange, vert, bleu ou jaune, parfois transparents, parfois plus saturés. Une palette qui vient casser la rigidité du modèle original et l’inscrire dans une esthétique beaucoup plus contemporaine.
Chaque paire porte un double branding (Ray-Ban et Dolce&Gabbana) mais sans surcharge. L’équilibre est maîtrisé, comme si les deux univers avaient trouvé un terrain commun entre héritage et expression.
Même les accessoires sont pensés comme des objets de mode. Les lunettes sont accompagnées d’un étui en cuir avec mousqueton doré, conçu pour être porté, presque comme un bijou ou un accessoire à part entière.
Ce qui rend cette collaboration intéressante, ce n’est pas son audace, mais sa précision. Elle ne cherche pas à choquer, ni à transformer radicalement. Elle affine. Elle souligne. Elle déplace légèrement un objet que tout le monde connaît déjà.
Et c’est peut-être ça, aujourd’hui, le vrai luxe : ne pas tout changer.
Juste ce qu’il faut.
Enjoy,
Xoxo
