Et la gagnante est… Julie Kegels.
La créatrice belge vient de remporter le Prix LVMH 2026 pour les Jeunes Créateurs de Mode, l’une des distinctions les plus convoitées de la jeune scène internationale. Elle succède ainsi à Soshi Otsuki et rejoint une liste de lauréats qui compte notamment Marine Serre, Grace Wales Bonner, Nensi Dojaka ou encore Hodakova.

La finale s’est tenue vendredi 4 septembre à la Fondation Louis Vuitton, à Paris. Neuf créateurs avaient été sélectionnés parmi plus de 2 400 candidatures venues du monde entier. Face à Julie Kegels : Colleen Allen, De Pino, Institution, Lii, Petra Fagerström, Ponte, The Vxlley et Yoshita 1967.
Pour remettre le prestigieux trophée, le Prix LVMH avait choisi une invitée particulièrement hollywoodienne : Jennifer Lawrence. Le jury réunissait quant à lui une impressionnante concentration de talents de l’industrie, parmi lesquels Jonathan Anderson, Phoebe Philo, Nicolas Ghesquière, Maria Grazia Chiuri, Marc Jacobs, Stella McCartney et Pharrell Williams, aux côtés de Delphine Arnault.
Mais qui est donc Julie Kegels ?

Originaire de Belgique et basée à Anvers, la créatrice a lancé sa marque éponyme en 2024 après avoir étudié à la Royal Academy of Fine Arts d’Anvers. En seulement deux ans, elle s’est imposée avec une approche de la mode féminine particulièrement singulière, où le vêtement devient presque un moyen de raconter différents personnages et différentes facettes de l’identité.
Son univers ne cherche pas forcément la perfection classique. Julie Kegels préfère jouer avec les contradictions : des pièces très féminines peuvent rencontrer des éléments inattendus, des proportions déformées ou des associations qui semblent presque absurdes au premier regard. Sa mode oscille ainsi entre le pratique et l’étrange, avec une forme d’humour qui lui donne une personnalité immédiatement reconnaissable.
Sa collection automne-hiver 2026 illustre particulièrement bien cette approche. Les silhouettes jouent sur les superpositions, les volumes et les transformations du corps, avec des vêtements qui semblent parfois cacher une seconde construction sous la première. Une manière pour la créatrice d’interroger ce que signifie réellement « s’habiller » et les différents personnages que l’on peut choisir d’incarner à travers ses vêtements.
Et le Prix LVMH ne se résume évidemment pas à un joli trophée. Julie Kegels reçoit une dotation de 400 000 euros ainsi qu’un accompagnement d’un an avec les équipes et experts du groupe LVMH. Une aide considérable pour une jeune maison lancée il y a à peine deux ans, alors que développer une marque indépendante demande aujourd’hui des moyens considérables.
Deux autres créateurs ont également été récompensés. Zane Li, fondateur de la marque new-yorkaise Lii, remporte le Prix Karl Lagerfeld, tandis qu’Anil Padia, derrière Yoshita 1967, décroche le Prix des Savoir-Faire. Tous deux repartent avec 200 000 euros et un an de mentorat.


Une nouvelle génération vient donc de prendre place sur le devant de la scène. Et avec Julie Kegels, le Prix LVMH choisit une mode qui ne cherche ni à être parfaitement sage ni immédiatement consensuelle.
La suite devrait être particulièrement intéressante à regarder.
Enjoy,
Xoxo
