Kylie Jenner, un cheval et une campagne signée Gia Coppola : Stella McCartney réunit trois noms forts pour dévoiler « Wild Horses », un nouveau film qui célèbre le lien entre les humains et les animaux. À la veille de la sortie de Stella McCartney Winter 2026, prévue demain, le 23 octobre, la maison britannique mise sur une campagne cinématographique qui mêle nature, émotion et engagement animaliste. Une manière de donner le ton avant de découvrir le vestiaire de la saison.

Pour « Wild Horses », Kylie Jenner apparaît immergée dans l’eau aux côtés d’un cheval entraîné. Les images privilégient les mouvements, les reflets et la proximité entre les deux silhouettes, dans une atmosphère presque irréelle. Loin des campagnes de mode traditionnelles, le film mise sur une mise en scène contemplative où la relation entre l’humain et l’animal occupe le premier plan.
Derrière la caméra, Gia Coppola apporte sa sensibilité cinématographique à ce projet. La réalisatrice, connue pour son approche intimiste du portrait, transforme cette rencontre en une histoire visuelle qui dépasse la simple présentation d’une collection. Kylie Jenner, habituée aux campagnes beauté et aux univers très léchés, se retrouve ici dans un registre différent, plus naturel et poétique.
Le casting n’est pas anodin. En faisant appel à l’une des personnalités les plus suivies de la pop culture, Stella McCartney donne une visibilité considérable à un message qui fait partie de son identité depuis la création de sa maison : célébrer les animaux plutôt que de les considérer comme de simples ressources pour l’industrie de la mode.
Chez Stella McCartney, les chevaux ne sont pas un simple élément de décor. La créatrice britannique entretient depuis l’enfance une relation particulière avec ces animaux, qui occupent une place récurrente dans son univers créatif. L’équitation, les paysages écossais et les souvenirs de promenades à cheval ont nourri son imaginaire, jusqu’à devenir une source d’inspiration pour plusieurs de ses collections.
En mars dernier, lors de la présentation de sa collection Winter 2026 à Paris, elle avait déjà placé l’univers équestre au cœur de son défilé. Organisé dans un centre équestre du Bois de Boulogne, le show faisait évoluer des chevaux au milieu du décor avant l’arrivée des mannequins. La collection mêlait tailoring structuré, mailles inspirées de son enfance en Écosse, fausse fourrure et silhouettes empruntant certains codes du vestiaire équestre.
Cette saison, 93 % des pièces de prêt-à-porter sont réalisées à partir de matériaux présentés par la marque comme plus responsables. Le cuir animal, les plumes, la fourrure et les peaux sont absents du vestiaire, conformément aux engagements historiques de la créatrice.
Le film avec Kylie Jenner prolonge donc une direction artistique déjà installée. Il ne s’agit pas d’une référence équestre ajoutée à la dernière minute pour attirer l’attention, mais d’un thème qui traverse à la fois les collections, les campagnes et les convictions de la maison.
La collection Winter 2026 explore les contrastes qui définissent l’univers de Stella McCartney : masculin et féminin, rigueur du tailoring et fluidité des matières, références sportives et glamour du soir.

Les vestes structurées aux épaules marquées côtoient des robes fluides, des pièces en dentelle et des silhouettes inspirées des années 1980. Le denim recyclé, les mailles épaisses et les alternatives végétales ou innovantes aux matières traditionnelles occupent également une place importante.



Côté accessoires, les sacs Appaloosa se déclinent dans de nouveaux coloris et des textures inspirées du monde animal, tandis que le célèbre Falabella revient dans des versions en fausse fourrure et en jacquard léopard. La collection introduit également Brewed Protein, une fibre développée grâce à la fermentation de précision et pensée comme une alternative à certaines fibres d’origine animale.
Cette approche permet à Stella McCartney de poursuivre ses recherches sur les matériaux tout en conservant une identité mode reconnaissable. L’engagement environnemental ne se limite pas à un discours : il influence directement les choix de matières, les volumes et la construction du vestiaire.
La présence de Kylie Jenner apporte une dimension pop à cette campagne, mais elle permet aussi à Stella McCartney de toucher une audience bien plus large que celle de la mode responsable. Son influence sur les réseaux sociaux et sa capacité à générer de l’attention donnent au film une portée internationale.

Le contraste entre l’image ultra-médiatisée de Kylie et la dimension contemplative du projet rend également la campagne intéressante. Plutôt que de miser uniquement sur le glamour, la maison la place dans un environnement naturel, au contact d’un animal, pour mettre en avant une autre facette de son image.
Avec Gia Coppola à la réalisation, « Wild Horses » prend ainsi la forme d’un véritable objet cinématographique, en cohérence avec la volonté de Stella McCartney de raconter son univers autrement que par les vêtements seuls.
À la veille de la sortie de Winter 2026, la campagne donne le ton : chez Stella McCartney, les chevaux ne sont pas simplement une inspiration esthétique. Ils incarnent une histoire personnelle, une vision créative et un engagement qui continue de façonner la marque.
Enjoy,
Xoxo
