Elles sont de retour ! Maison Margiela et Gentle Monster poursuivent leur collaboration autour de lunettes toujours plus audacieuses. Pour ce quatrième chapitre, les deux marques explorent la déconstruction, avec des montures aux formes déformées, des proportions exagérées et des détails qui semblent tout droit sortis d’un laboratoire créatif. Au total, 68 modèles seront dévoilés le 29 octobre, accompagnés d’une campagne cinématographique et d’installations immersives dans huit villes du monde. De quoi attirer tous les regards, même derrière des lunettes de soleil.

Depuis le début de leur partenariat, Maison Margiela et Gentle Monster partagent un intérêt pour les objets qui sortent de leur fonction première. D’un côté, la maison parisienne cultive une approche conceptuelle de la mode, où les constructions apparentes, les formes détournées et l’imperfection occupent une place centrale. De l’autre, la marque sud-coréenne de lunettes s’est imposée avec ses créations sculpturales et son univers futuriste.
Pour cette quatrième collaboration, les deux univers se retrouvent autour d’un même principe : déconstruire les formes familières pour leur donner une nouvelle identité. Les lunettes ne sont plus simplement des accessoires destinés à compléter une tenue. Elles deviennent des objets de design, capables de transformer l’apparence de celles et ceux qui les portent.
Certaines montures semblent écrasées ou volontairement altérées, comme si leur fabrication avait été interrompue en plein processus. D’autres jouent sur des volumes oversize qui enveloppent presque entièrement le visage. À l’inverse, des modèles plus fins et étirés vers le haut adoptent une allure plus discrète, tout en conservant une construction inhabituelle.
La collection comprend 43 modèles de lunettes de soleil et 25 montures optiques, soit 68 références au total. Une sélection suffisamment vaste pour explorer plusieurs interprétations de la déconstruction, entre silhouettes radicales et propositions plus faciles à intégrer au quotidien.
Impossible de parler de Maison Margiela sans évoquer ses quatre surpiqûres blanches, devenues l’un des signes distinctifs de la maison. Pour cette nouvelle collection, elles apparaissent sur les branches de l’ensemble des modèles, mais leur traitement évolue selon les montures.
Sur certaines silhouettes plus fines, les fils semblent presque flotter le long des bords. Ce détail revisite un élément immédiatement reconnaissable de l’identité Margiela, tout en lui donnant une dimension plus expérimentale.
D’autres créations misent sur des montures entièrement gainées de cuir, qui épousent les contours du visage comme une seconde peau. Les matières et les proportions participent ainsi pleinement au concept de la collection, plutôt que de se limiter à un rôle décoratif.
Cette approche résume bien l’esprit du projet : partir d’un objet connu, en modifier les codes et laisser apparaître les traces de cette transformation. Le résultat peut surprendre, mais c’est précisément ce qui fait l’intérêt de cette collaboration.
Pour accompagner ce nouveau lancement, les deux marques ont confié la réalisation de leur film de campagne à l’artiste et cinéaste américaine Alex Prager, connue pour son esthétique cinématographique et ses mises en scène où le quotidien bascule dans l’étrange.
Le court-métrage suit une protagoniste qui dispose de seulement dix minutes pour rejoindre quelqu’un. Dans sa course à travers la ville, elle croise une succession de personnages aux apparences singulières, chacun portant une silhouette différente de la collection.
Plutôt que d’isoler les lunettes dans une succession de portraits classiques, le film les intègre à un récit où les rencontres et les changements de perspective rythment la progression. Les montures deviennent ainsi une partie de l’identité des personnages, renforçant l’idée que l’apparence peut être transformée par un simple accessoire.
L’univers d’Alex Prager prolonge naturellement le concept de déconstruction : ce qui paraît ordinaire peut soudain devenir étrange, tandis que les silhouettes familières prennent une dimension presque surréaliste.
La collaboration ne s’arrêtera pas à la campagne et à la sortie des produits. Pour célébrer ce quatrième chapitre, des espaces éphémères ouvriront également dans huit villes : Séoul, Tokyo, Shanghai, Pékin, Bangkok, Kuala Lumpur, Melbourne et Paris.
Ces installations reprendront les principes visuels de la collection, avec des formes irrégulières, des volumes instables et des matériaux contrastés. L’objectif est de traduire la déconstruction dans l’espace, en proposant une expérience qui prolonge l’univers des lunettes au-delà de leur présentation en boutique.
À Séoul, le lancement sera notamment accompagné d’une performance imaginée par le chorégraphe Damien Jalet et l’artiste Ian McMahon. À travers le mouvement, le corps, la lumière et l’espace, leur création explorera elle aussi l’idée de structures que l’on défait pour en imaginer de nouvelles.
Avec ce quatrième rendez-vous, les deux marques continuent de faire des lunettes un terrain d’expérimentation à part entière. Entre silhouettes déformées, détails signatures et mise en scène cinématographique, cette collaboration ne cherche pas à passer inaperçue. Et franchement, pour celles et ceux qui aiment les accessoires qui ont quelque chose à raconter, on risque encore de trouver notre bonheur.
Enjoy,
Xoxo
